A group of Persons

El Mejor del mundo

Bar Cuba Gelati Sanson, Roma

30.04-30.05.2026

Commissaire Valeria De Siero

Sur l'une des faces du disque est inscrite en relief la phrase : « Quelle belle lumière aujourd'hui ». Sur l'autre : « On perçoit le retour du printemps ». Tout autour sont reproduits les logos d’entreprises actives dans les secteurs des biotechnologies, de l’intelligence artificielle et de l’armement. Bref, quelques-unes des joies de notre époque. Si l’on met ces deux approches du monde dans la balance, de quel côté penchera-t-elle ? Il y aura certainement une différence de quelques grammes, ou peut-être de quelques tonnes, nous verrons bien…

Photogtraphie: Francesca Pascarelli

Illustration invitation: Marco Fratarcangeli

Avec Giorgia Accorsi, Matteo Baccino, Emma Brunelli, Anna Budkova, Alessandra Cecchini, Eirene, Luca Di Terlizzi, Axel Gouala, Anica Huck, Stéphane Lambion, Martha Micali, Caterina Flaminii Minuto, Alberto Montorfano, Tetiana Mykhailina, Veronica Neri, Alice Papi, Samantha Passaniti, Matteo Patrevita, William Pilè, Yoann Van Parys 

 

Minima que dalle

Galerie Flux, Liège

20.02-21.03.2026

Fabian Rouwette, Frédéric Darras, Pierre Gerard, Raphaël Van Lerberghe, Yoann Van Parys

Seriez-vous un bon shérif ?

Au départ, il y avait une hésitation sur la forme.

Comment penser la réunion de cinq artistes invités à exposer ensemble — sans qu’ils constituent un collectif au sens fort ?

Brochette ?
Hamburger ?
Partition ?
Exposition ?

Alignement, superposition, simultanéité réglée, simple voisinage ?

Puis apparaît le dessin :
un miroir de saloon dans lequel cinq cow-boys ont tiré, chacun une balle.
Chaque impact porte l’initiale du tireur.

Mais ce n’est pas une vitre neutre.

C’est un miroir.

Autrement dit : on tire dans une surface qui renvoie l’image de celui qui regarde.

La règle physique est connue :
une fissure qui rencontre une autre s’arrête.
Elle ne la traverse pas.
Le temps se lit dans les interruptions.

Le premier tir ouvre le champ.
Le second doit composer avec lui.
Les suivants héritent d’un territoire déjà entamé.

Ce dessin ne représente pas seulement une énigme.
Il montre comment une forme se constitue progressivement.

Un dessin se construit ainsi :
de proche en proche.
Un trait appelle un autre trait.
Une décision limite les suivantes.
Une ligne oblige à bifurquer.

On ne part jamais d’un espace intact.
On part d’un champ déjà affecté.

Dans Minima que dalle, les cinq artistes ne forment pas un collectif soudé par une esthétique commune.
Ils ne sont ni empilés ni alignés.
Ils ne chantent pas sur une même portée.

Ils partagent un espace.

Et cet espace n’est pas neutre.

Comme le miroir du saloon, il réfléchit les gestes.
Chaque proposition infléchit la lecture des autres.
Chaque œuvre modifie les conditions d’apparition des suivantes.

Il n’y a pas hiérarchie.
Il n’y a pas centre.
Il y a propagation.

Le titre — Minima que dalle — accentue encore cette idée :
quelque chose de presque rien, de ténu, de minimal,
et pourtant suffisant pour produire des effets de tension.

Un impact suffit à fissurer l’ensemble.
Un geste minime suffit à reconfigurer le champ.

Être un bon shérif, ici, ce n’est pas seulement retrouver l’ordre des tirs.

C’est savoir lire :

où un geste s’est arrêté,

où il a été contraint,

où il a infléchi les autres.

Mais le miroir ajoute une dimension supplémentaire :
celui qui observe est aussi pris dans le reflet.

Le spectateur apparaît dans la surface brisée.
Son image est fragmentée par les lignes des artistes.

Ce n’est plus seulement l’histoire d’un petit groupe réuni pour une exposition.
C’est l’histoire d’une situation où chacun agit dans un champ déjà traversé par les autres —
et où le regardeur lui-même est inclus dans la fissure.

Peut-être qu’être un bon shérif, dans ce contexte,
ce n’est pas imposer un ordre,
mais accepter que la forme se construise par ajustements successifs,
dans un miroir qui ne sera plus jamais intact.

Correnti / Tokovi 

06.02-22.03.2026

Udine, Trieste, Gorizia

Commissaire Eleonora Sovrani

Un jeu inspiré de la résidence sur les rives de l'Isonzo (septembre 2025)
 

Le(Serre), Strada dell’Artigiano 26/7, Campoformido, Udine. Vernissage : 06/02/2026, 18h30 Ouvert au public : 07-08/02, 10h00-18h00
 

Imprimerie Westerberg, Viale Gabriele D’Annunzio 71/a, Trieste. Inauguration : 20/02/2026, 18h30 Ouvert au public : 21-22/02, 10h00-18h00
 

Spazio Cluster Multimedialità, Viale Gabriele D’Annunzio 3, Gorizia. Vernissage : 20/03/2026, 18h30 Ouvert au public : 21-22/03, 10h00-18h00
 

Avec : Eleonora Sovrani, Francesca Cogni, Giulio Polloniato, Lenart de Bock, Maria João Petrucci, Rafhael Comodino, Tilen Kravos, Yoann Van Parys, Žiga Ipavec 
 

Un projet conçu par Giovanni Chiarot et Matteo Carli, Altrememorie. Sous la direction d’Eleonora Sovrani. Conception graphique et scénographique : Francesco Bevilacqua. 


Photographies : Giovanni Chiarot

 

Isonzo / Soča

Résidence à Gorizia / Nova Gorica

Commissaire Eleonora Sovrani

Un projet de Matteo Carli et Giovanni Chiarot, Le Serre, Udine

Avec Francesca Cogni, Rafhael Comodino, Lenart de Bock, Žiga Ipavec, Tilen Kravos, Maria João Petrucci, Giulio Pollionato, Yoann Van Parys

Une résidence de création collective associant musique et arts visuels. Une exploration de la zone transfrontalière italo-slovène, s'étendant autour de Gorizia/Nova Gorica. L'omniprésence d'un fleuve, changeant de genre et de nom lors de son passage d'un pays à un autre : Isonzo/Soča. Le jeu comme agent fédérateur. 

Un projet: Altrememorie
En collaboration avec: Društvo Sik Cultural Association, Zeroidee APS, Quarantasettezeroquattro Association, IDA ETS, ETRAR.T.E. Association, Circolo Arci Gong, Bar Trattoria al Poeta, Kreativna cona Vrtojba
Avec la contribution de : Région Friuli Venezia Giulia

Someone's been sleeping in my bed

Baita, Pian de Farnè

Commissaire Alfred Agostinelli

Avec Pierre-Alexandre Mateos & Charles Teyssou, Alessandro Sciarroni, Federico Antonini, Laura Doardo & Alessandro Calabrese, Honey Jones-Hughes & Antonio de la Hera, Yoann Van Parys, Zachari Logan, Saul Marcadent, Caterina Gabelli & Tami Izko

04.07-06.07. 2025

Dans « The Story of the Three Bears » de Robert Southey (1837), trois ours – un grand, un moyen et un petit – vivent tous ensemble dans une maison dans les bois. Comme dans l'histoire de Southey, la cabane qui abrite l'exposition a trois propriétaires, qui ne diffèrent pas par leur taille mais par la position qu'ils occupent dans la ligne du temps.
Le premier à occuper les pièces du refuge fut l'arrière-grand-père Lodovico, qui, en 1918, offrit le belvédère aux tireurs d'élite autrichiens et fit de la maison un abri et un point de tir idéal pour les soldats de François-Joseph. L'arbre centenaire
dans le jardin est probablement né avec lui. Leo a été le deuxième gardien de la cabane. Fils unique de Lodovico, il a agrandi le bâtiment en transformant l'alpage en ermitage personnel. La salle avec la cheminée et la chambre à coucher où sont exposées les œuvres constituaient le cœur de son habitation.
Revenons au présent : ce qui est aujourd'hui mon refuge de montagne a accueilli différentes personnes au cours des dix dernières années, trahissant sa nature d'ermitage pour devenir un espace ouvert aux visiteurs. À l'occasion
de ce dixième anniversaire, j'ai rassemblé dans la cabane une série d'objets affectifs, oubliés, prêtés ou offerts, qui resteront exposés au public pendant deux jours seulement. 

Proche des étoiles (et des commerces)

L'Orangerie, Bastogne

13.04-19.05.2024

Commissaires Gauthier Pierson, Sarah Godelaine

Projet réalisé en collaboration avec Fatma Abidi, Roland Bastenier, Charline Bihain, François Evrard, Amélie Hordebise, Philippe Houzé, Rafael Marques, Léopold Strepenne, et Carine Wynants

En 2023 s’est tenue à l’Orangerie à Bastogne une exposition intitulée « Proche des commerces (et des étoiles). Elle a consisté en une fresque colorée, réalisée par des enfants, sur le sol, au fil de quatre journées de travail.

Un an plus tard, me voilà sous l’emprise de Georg Wilhelm Friedrich Hegel. Je vois tout sous l’angle de l’antithèse. La nouvelle exposition s’intitule donc « Proche des étoiles (et des commerces) ». Elle se déploie au plafond plutôt qu’au sol. On la réalise durant quatre nuits, avec des adultes, au lieu de la faire de jour avec les enfants. Là où l’exposition précédente était en couleur, celle-ci est en noir et blanc. Et du plan, nous glissons vers le volume. Il en résulte un portrait non plus diurne mais nocturne de Bastogne.

La nuit, tous les chats sont noirs. Tout est semblable, et en même temps légèrement différent. Les minutes s’écoulent et nous sommes quelque part entre veille tardive, rêve, cauchemar, hallucination, songe. L’église n’est plus nécessairement au milieu du village. La main cherche à saisir, à l’aveugle. Cependant, voici que le projet de l'antithèse parfaite se révèle impossible. Car le réel intervient. Il met son grain de sel. Mais alors, où sommes-nous ? Faisons-nous du sur place dans la thèse? L’éternelle thèse est-elle notre unique destin ? Ou l’antithèse est-elle précisément cette thèse assaisonnée ? A moins que ce ne soit déjà la synthèse ? Et que veut la classe moyenne dans tout ça ? Friedrich, puisses-tu nous éclairer de tes lumières.